Nos Valeurs

  • Finalités, en tant que système :

– Que Roulotte Verte et Compagnie soit au service des personnes et qu’il s’adapte à celles-ci,
– Qu’il établisse des relations basées sur la reconnaissance mutuelle dans le respect des compétences et du niveau de développement de chacun,
– Qu’il permette de l’intégration et non de l’exclusion, que les personnes soient conscientes que le problème n’est jamais la personne mais l’acte que cette dernière pose, que si l’acte est à proscrire, la personne, elle, doit toujours être acceptée,
– Qu’il soit dans une démarche de saine responsabilisation des travailleurs, des publics et de ses membres,
– Qu’il crée des lieux de rencontres où chaque personne est valorisée dans les groupes sociaux dont elle fait partie. Tout individu ou groupe aura ainsi la capacité de s’ouvrir à l’autre.

  • Finalités, en tant que Compagnie de Théâtre-Action :

– Que Roulotte Verte et Compagnie permette la découverte et l’expérimentation de ce moyen d’expression qu’est le théâtre, et ce sous tous ses aspects.
– Qu’il forme à la démarche d’acteur en utilisant les registres du corps, de la voix, du mouvement et de l’imaginaire.
– Qu’il initie, soutienne, participe à la création théâtrale dans le but de promouvoir, défendre et maintenir le progrès social.
– Qu’il rappelle les besoins de mixité sociale, de relations humaines, de solidarité, de répartitions, de partage des biens, du pouvoir et des richesses. La rencontre de ces besoins est essentielle à l’équilibre de la société et de l’humain.
– Qu’il interpelle par ses actions. Définition du Larousse: Interpeller: « adresser la parole à quelqu’un pour lui demander quelque chose, pour le sommer de s’expliquer ». Il s’agira donc d’interpeller des pouvoirs, des autorités, mais il s’agira aussi d’interroger, de faire prendre conscience aux individus.
– Qu’il travaille avec des professionnels ou des non-professionnels, ne change rien à ce qu’il a à offrir. Dans tous les cas, il agit « comme pour des professionnels mais en mieux » (Stanislavski). La création artistique par et pour tous les publics n’est pas un sous-produit utilisant des sous moyens pour un sous-public. C’est pourquoi il s’agira de tout mettre en œuvre pour mettre en valeur les qualités des créations diverses et abouties, qu’elles soient dites d’ateliers ou autonomes, courtes comme longues.

 

  • Finalités, quant aux travailleurs, aux participants des ateliers et aux spectateurs :

– Qu’ils intègrent intelligence et créativité, c’est-à-dire qu’ils inventent de nouvelles façon d’être, mais en tenant compte d’expériences passées / historiques,
– Qu’ils soient sensibles au plaisir du déséquilibre créateur, qu’ils aiment les problèmes autant que les solutions,
– Qu’ils se sentent bien dans des systèmes, groupes imparfaits mais en bonne santé,
– Qu’ils sortent du concept de travail traditionnel et soient capables de bénévolat, de travail communautaire, de militance… (Par militance on entend: prendre position pour le maintien et la défense des valeurs sociales définies ci-avant et ci-après),
– Qu’ils puissent être non conventionnel et capable de comprendre les modes de pensée, les réflexions, les différences culturelles et utiliser tout cela librement,
– Qu’ils fassent ce dont ils ont envie tout en étant conscients et respectueux de l’environnement naturel et humain dans lequel ils se trouvent et agissent,
– Qu’ils soient responsables de leurs actes (en particulier d’expression artistique) et capables de les assumer, qu’ils le fassent dans la gaieté et l’humour.

  • Finalités, quant à la société :

– Une société démocratique
Que la société n’accorde pas seulement le droit de vote mais qu’elle donne, dans tous les domaines et à chacun-e, le pouvoir de participer aux débats et d’être entendu-e.
Que son cap soit davantage fixé par les décisions collectives démocratiquement élaborées plutôt que par les décisions unilatérales d’acteurs puissants et par l’addition imprévisible de décisions individuelles.
– Une société solidaire
Que la juste répartition des richesses soit la première des solidarités.
Que les protections complémentaires contre les aléas de la vie soient fondées sur des droits sociaux plutôt que sur l’assistance ou la charité.
Que le bien-être solidaire ne se construise pas au détriment de celles et ceux qui vivent ailleurs ou vivront demain.
– Une société coopérative
Que la coopération prévale sur la compétition, l’égoïsme et la monétarisation des échanges.
Que la société mise sur l’intelligence collective et l’altruisme, et qu’elle refuse l’accaparement par quelques-uns des bénéfices tirés d’efforts collectifs.
– Une société écologique
Que la société soit respectueuse de la planète, des autres formes de vie et des équilibres écologiques,
Qu’elle s’engage dans la transition écologique et prend au sérieux les changements climatiques.
Qu’elle tourne le dos au productivisme qui épuise les ressources naturelles, marchandise et privatise les biens publics.
– Une société juste
Qu’elle recherche l’équilibre entre les droits individuels et collectifs,
Qu’elle vise à étendre les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.
Qu’elle mette en avant la justice sociale et fiscale.
Que le pouvoir judiciaire soit libre, dispose de moyens et soit accessible à tous.
– Une société égalitaire
Que la société n’égalise pas seulement les chances d’accès aux places prestigieuses mais qu’elle réduise les différences de reconnaissance, de rémunération et de pouvoir entre les personnes occupant des positions distinctes.
– Une société émancipatrice
Qu’elle ne se satisfasse pas de la liberté d’expression et de choix, mais qu’elle veule donner à chacun-e une réelle liberté ; celle de pouvoir déterminer son projet de vie, de lutter contre les dominations, de résister aux aliénations et addictions et de ne pas se soumettre à ceux qui tentent de conditionner les choix individuels et collectifs.
– Une société créative
Qu’elle soutienne la créativité sous toutes ses formes
Qu’elle encourage ses membres à prendre des initiatives. Non pas seulement pour «trouver des solutions» mais de manière plus fondamentale pour sans cesse questionner les évidences, renouveler le regard critique sur le monde, ouvrir de nouvelles perspectives et initier de nouveaux débats face à une pensée dominante qui, toujours, veut laisser croire que nombre de débats ont déjà été tranchés et qu’il n’y a pas d’alternatives.
– Une société plurielle
Qu’elle s’enrichisse de toutes ses différences.
Que la diversité soit vécue comme un ferment de créativité, une occasion de réflexivité, un antidote au dogmatisme et une opportunité d’enrichissement.
Que chacun-e ait la possibilité de prendre part à la construction d’un monde commun quel que soit sa culture, sa religion, son origine sociale ou géographique, son genre, son état de santé ou son orientation sexuelle.
– Une société réjouissante
Que le bonheur ne se cherche plus dans une consommation manipulée.
Que nous puissions nous réjouir de la richesse des liens sociaux et du sens profond que nous parvenons à donner à ce que nous vivons.

Note importante :

Ces finalités sont une écriture originale de Stefan Bastin. Elles sont inspirées notamment par un livre (la créativité des enfants – dont nous avons perdu les références) et par des travaux d’un groupement citoyen (Tout autre chose). Elles ont été représes par d’autres (encore faut-il qu’ils les pratiquent réellement).